Augmentation des concentrations de particules dans plusieurs régions
Plusieurs facteurs contribuent à dégrader la qualité de l'air en Métropole
- Des concentrations élevées en particules (PM10) sont à prévoir pour la journée du 6 mars 2026 dans la moitié nord et la moitié est de la France. Des dépassements du seuil d’information et de recommandations de 50 µg/m3 sont possibles en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Île-de-France, et en Hauts-de-France. Des dépassements plus localisés du seuil d’alerte de 80 µg/m3 sont également possibles en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
- Cette dégradation est due à une importante contribution de poussières désertiques provenant du Sahara et à d’autres sources d’émissions anthropiques comme le trafic, l’agriculture et le chauffage résidentiel.
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Sous l’effet d’un import continental de particules secondaires d’origine anthropique venant du Nord-Est, la situation pourrait se dégrader pour les journées du 7 et 8 mars avec une augmentation des concentrations en PM10 en Normandie, Hauts-de-France, Île-de-France, Centre-Val de Loire, et Pays de la Loire.
Figure 1 / Concentrations de particules (PM10) sur la métropole (moyennes journalières en mg/m3) prévues par PREV’AIR pour aujourd’hui, demain, après-demain et le jour suivant.
Les départements dans lesquels un épisode de pollution a été déclaré par les réseaux agréés de surveillance et ceux pour lesquels une procédure préfectorale est activée sont disponibles sur le site du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air : Carte des épisodes de pollution | LCSQA, Carte des procédures préfectorales | LCSQA.
Prev’air, plate-forme nationale de prévision de la qualité de l’air, est l’une des composantes du dispositif français de surveillance et de gestion de la qualité de l’air, en complément des informations fournies par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) en termes de mesures de terrain et de prévision à l’échelle régionale.
Cette plateforme, développée et gérée au quotidien par l’Ineris, est le fruit du travail d’un consortium intégrant aux côtés de l’Ineris, Météo France, le CNRS et le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA). Elle est basée sur le résultat de simulations numériques et d’observations recueillies sur le terrain pour prédire et cartographier les concentrations de polluants atmosphériques réglementés.
Prev’air produit des prévisions de la qualité de l’air à l’échelle du territoire national et diffuse des bulletins en cas d’épisode de pollution d’ampleur nationale. Les associations agrées de surveillance de la qualité de l’air proposent des informations plus détaillées sur leurs régions et leurs agglomérations qui sont utilisées pour le déclenchement des procédures préfectorales en cas d’épisode de pollution