Augmentation des concentrations de particules dans plusieurs régions
Plusieurs facteurs contribuent à dégrader la qualité de l'air en Métropole
- Des concentrations élevées de particules (PM10) sont prévues pour la journée du 7 mars 2026 dans la moitié nord et la moitié est de la France. Des dépassements du seuil d’information et de recommandations de 50 µg/m3 devraient survenir en Hauts-de-France, Île-de-France, Normandie, Centre-Val de Loire et Grand Est sous l’effet cumulé des poussières désertiques et de particules d’origine anthropique.
- Des risques de dépassements sont toujours présents sur Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche Comté même si la situation devrait continuer à s’améliorer en lien avec l’évacuation du panache de poussières désertiques vers l’Est.
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Les conditions atmosphériques actuelles mènent à l’accumulation de polluants dans l’atmosphère. Pour ce qui concerne les sources de particules fines, plusieurs facteurs contribuent à la dégradation de la qualité de l’air en France Métropolitaine. On note une contribution de poussières désertiques provenant du Sahara, mais aussi des sources d’émissions anthropiques comme le trafic, l’agriculture et le chauffage résidentiel.
Cet épisode de pollution d’ampleur nationale devrait se poursuivre demain 8 mars. Une diminution des concentrations de PM10 dans le nord de la France pourrait être attendue à partir de lundi 9 mars.
Les départements dans lesquels un épisode de pollution a été déclaré par les réseaux agréés de surveillance et ceux pour lesquels une procédure préfectorale est activée sont disponibles sur le site du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air : Carte des épisodes de pollution | LCSQA, Carte des procédures préfectorales | LCSQA.
Prev’air, plate-forme nationale de prévision de la qualité de l’air, est l’une des composantes du dispositif français de surveillance et de gestion de la qualité de l’air, en complément des informations fournies par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) en termes de mesures de terrain et de prévision à l’échelle régionale.
Cette plateforme, développée et gérée au quotidien par l’Ineris, est le fruit du travail d’un consortium intégrant aux côtés de l’Ineris, Météo France, le CNRS et le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA). Elle est basée sur le résultat de simulations numériques et d’observations recueillies sur le terrain pour prédire et cartographier les concentrations de polluants atmosphériques réglementés.
Prev’air produit des prévisions de la qualité de l’air à l’échelle du territoire national et diffuse des bulletins en cas d’épisode de pollution d’ampleur nationale. Les associations agrées de surveillance de la qualité de l’air proposent des informations plus détaillées sur leurs régions et leurs agglomérations qui sont utilisées pour le déclenchement des procédures préfectorales en cas d’épisode de pollution